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Bienvenue au Département d’anthropologie !

 

Bonjour! Pour notre dernier bulletin avant le départ vers les sites de recherche, nous avons pensé présenter nos locaux. En faisant le tour du Département, j’ai été frappé par l’ingéniosité avec laquelle les personnes qui y travaillent exploitent chaque mètre carré. J’ai aussi constaté que notre ameublement porte des traces de … maturité. Et, les personnes qui choisissent la couleur des murs n’ont évidemment pas fait l’École des beaux arts…

Quelques héros et héroïnes : les gars du Groupe de recherche sur la Dispersion des Hominines, qui vivent dans une grotte comme les néandertaliens qu’ils étudient. Une dizaine d’étudiants-volontaires tassés devant un seul poste de travail pour numériser nos diapositives. Les chargés de cours coincés dans un débarras. Les étudiants du labo de bioanthropologie qui partagent leur déjeuner avec des squelettes.

J’avoue que j’aime l’idée de travailler entouré d’un mobilier aussi ancien que nos échantillons ... et qui me fait paraître jeune.  Bon été!

 

Guy Lanoue, Directeur
guy.lanoue@umontreal.ca

Photo: Amal Idris-Haroun

Les années grasses. Le Département en 1973 : plus d’espace (le carré central était notre musée), mais la moitié du nombre de professeurs et d’étudiants.

Photo : Guy Lanoue

Le C-3019, notre salle pour les séminaires, les soutenances de thèses, les conférences, et les assemblées départementales. La couleur du mur s’appelle « Brume de Fonds de Pots ».

À gauche sur le mur, à peine visible, la petite plaque en bronze qui jadis indiquait l’entrée de notre musée, qui a été sacrifié pour créer le Carrefour des arts et des sciences, au C-3061, un lieu destiné aux réunions et conférences.

Un espace secret…

Photo : Violaine Debailleul

Notre collection ethnographique (avec quelques échantillons archéologiques, comme les bois de cervidés) se trouve actuellement dans un pavillon que je ne peux pas nommer parce qu’il héberge le réacteur nucléaire de l’Université (oui, il y en a un!). Si je vous dévoile le lieu, les protocoles secrets que j’ai signés comme directeur m’obligeraient à garantir votre silence ...
C’est notre petit Roswell…

De ceci, passant par la numérisation…

Photo : Violaine Debailleul

...à ceci

Photo: Marc-Antoine Zoueki

La responsable des collections Violaine Debailleul prend des photos, prépare des fiches techniques et monte des expositions pour notre musée virtuel et, parfois, des expositions en vitrine. Notre musée virtuel est en construction.

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Quoi faire des diapos?

Plus de 6000 diapos, 11 étudiants, 7 mètres carrés, 3 tables, 1 numérateur, 1 ordinateur des années 1980 qu’on conserve pour lire les disquettes de 5¼’’, 1 ordi fonctionnel (‘nouveau’, de 2010), et 0 fenêtres : la recette pour un musée virtuel. En fait, depuis quatre ans, la muséologue Violaine Debailleul prépare des fiches techniques et un support informatique pour présenter notre collection ethnographique de 3800 objets. Dans son temps libre (!), elle supervise nos collections de diapositives et aide les étudiants et étudiantes à les numériser.

Une fois que nous avions lancé l’idée d’un musée virtuel pour valoriser notre collection ethnographique, il semblait logique d’y ajouter nos diapos. Un petit problème : l’espace, l’équipement, et le personnel. En fait, trois problèmes. Toujours les mêmes trois, mais ils ne sont pas insurmontables. On doit travailler plus lentement pour arriver au but, c’est tout.

La première collection de diapos comptait plus de 5000 images que le professeur Lionel Vallée nous avait laissées (avec des objets précieux pour notre collection ethnographique). Il avait travaillé pendant des décennies en Amérique latine.

Depuis la décision de numériser nos collections, nous avons reçu d’autres dons : une collection de centaines de diapos de l’Inde des années 1980, puis une grande collection de diapos archéologiques de la collection Ribes du Musée du Folklore de Trois Rivières (maintenant appelé Musée POP). On espère qu’elles seront sur notre site l’année prochaine.

C-3027-1 ou la cage des numéroteurs
Photo: Lionel Vallée, Bolivie, années 1960
Photo : Lionel Vallée, Bolivie, années 1960

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La Grotte aux doctorants

(vue par ses occupants)

Que se cache-t-il derrière la porte du local C-3055 du Département d’anthropologie?

Dans une pièce de 12 mètres carrés, antichambre du laboratoire de zooarchéologie, trois étudiants en environnement contrôlé occupent le repère du Groupe de recherche sur la Dispersion des Hominines. Derrière cette porte pourtant s’ouvre un vaste monde sur les humains d'antan. Néandertaliens, sapiens et faunes anciennes, ils explorent les vastes contrées européennes. Explorant l’environnement sans le voir, leurs seules fenêtres sont leurs fonds d’écran, ils modélisent les paysages anciens sous forme virtuelle. Dans ces matrices informatiques, pas de limite : dispersions humaines sur de grands espaces, systèmes cynégétiques, conditions météorologiques et comportements antiques.

Comme dans Narnia, on y côtoie les grands froids de la dernière glaciation. Pas de soleil, mais la chaleur d’un serveur en pleine réflexion. Aucune source de subsistance autre que des tas de données denses. Dans ces conditions des plus rudes, ces trois doctorants combattent le temps profond qui les sépare de leur sujet d’étude. Petit espace, grandes questions, cette niche à première vue oppressante n’en est pourtant pas moins réjouissante. Même si discrète dans les couloirs, ses habitants seront ravis de vous partager leur savoir. Point de convergence pour les laboratoires environnants, on y discute tout autant du beau temps que de science (ba dum tss !). Avec le soleil qui revient, ils s’éclipsent néanmoins quelque temps sur le terrain. Armés de leur GPS, ils n’en sont pas moins de bons marcheurs sans paresse. Mais ne vous inquiétez pas, vous pourrez de nouveau les croiser dans leur grotte à hiberner, dans leur cher camp de base pour le rassemblement de la rentrée.

Texte et photos de Benjamin Albouy, Simon Paquin et Samuel Seuru 

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Nos collections archéologiques du Nord-Est

(vues par leur gardien et protecteur Jean-Christophe Ouellet)

Avec ses différents laboratoires consacrés à l’archéologie du Nord-Est de l’Amérique du Nord, ce sont aujourd’hui plusieurs centaines de milliers d’artéfacts qui sont confiés à l’attention de ses chercheurs. C’est beaucoup! Ces objets sont traités avec soins et une superficie considérable de nos espaces de travail est consacrée à la conservation et l’étude de ces archives archéologiques.

L’école de fouilles en archéologie préhistorique du Département, qui tiendra sa 41e édition à l’été 2019, contribue grandement à cet afflux de collections. D’abord et majoritairement associée à la Pointe-du-Buisson, cette école de fouille s’est vu par la suite transposée dans la région du Méganticois, puis plus récemment dans la région du Haut-Saint-Laurent. C’est ainsi que les assemblages archéologiques de trois importants villages iroquoiens (entre l’an 1200 et le contact) provenant de la région de Saint-Anicet se retrouvent aujourd’hui dans nos laboratoires.

Quand on ouvre un tiroir de nos armoires, on voit de belles collections (en bas, à droite) très organisées.
Sur les tables, c’est une autre histoire...

Photos : Amal Idris-Haroun et Jean-Christophe Ouellet
Local C-3105, laboratoire de l’école de fouilles préhistoriques
Photo : Jean-Christophe Ouellet

Plus récemment, le Département d’anthropologie s’est vu confier une vaste collection d’objets et d’archives ayant été rassemblés par l’archéologue René Ribes (1920-2003), qui était très actif dans les années 1970 et 1980, surtout dans la région de la Mauricie. Sa passion et son dévouement pour l’archéologie ont donné lieu à la création du musée d’archéologie préhistorique de Trois-Rivières (aujourd’hui le Musée de la culture populaire du Québec, le Musée POP) et de la revue Cahiers d’archéologie québécoise. C’est ainsi un privilège pour le Département d’assurer la continuité de cette vocation.

Fragments de la collection Ribes : percuteurs, biface et éclats de silex et nucléus à lame

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Où vit le film ethnographique?

Photo : Guy Lanoue

Voici les 3e locaux du Laboratoire d’anthropologie visuelle (LAV). Fondé dans les années 1960, il héberge un petit groupe de fidèles. Le montage de films se fait ailleurs sur le campus. Ici, on étudie les classiques du film ethnographique. On est aussi au cœur de la tradition du cinéma ethnographique dans le monde, avec la collection d’Asen Balikci, un des fondateurs du film ethnographique. Personne n’ose utiliser la machine à café (à gauche, sur un petit classeur), qui date des années 1990.

Photo : Guy Lanoue

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La grotte où les os explosent…*

Photo : Amal Idris-Haroun

Malheureusement, les ossements et les restes organiques ne sont que rarement aussi bien rangés que dans les illustrations des manuels. Les étudiants spécialistes en bioanthropologie doivent apprendre à distinguer les espèces en identifiant des fragments.

Photo : Amal Idris-Haroun

(* À cause de la sècheresse de l’air, nous projetons bientôt d’installer un système d’humidificateurs; pour l’instant, le Krazy Glue est un outil indispensable pour réparer les os éclatés.)

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La petite boutique des horreurs

Une partie d’un local est réservée au personnel du Département. Il y a une table, un four micro-onde et un réfrigérateur.

Il était une fois une jeune étudiante*. Elle adorait l’anthropologie. Elle apprenait toutes sortes de choses. Elle était très contente de son séjour au Département. Elle appréciait surtout le fait que les professeurs encouragent à « faire » l’anthropologie. Avec son professeur*, elle conçoit une expérience. Est-ce que la décomposition laisse des traces sur les os? Les bactéries et les insectes mangeurs de chaire peuvent-ils être identifiés par les traces qu’ils laissent?

Photo : Guy Lanoue

Pas celui-ci, mais un autre… anonyme et, j’espère, moins adorable.

Idée géniale, digne de Kathy Reichs.** Elle se rend chez un boucher et obtient un sac d’os de mouton.

Elle place le sac dans le frigo dudit local. Son enthousiasme pour la science l’a emporté sur le bon sens. La décomposition n’est pas une chose qu’on aime voir dans un frigo. En fait, nulle part…

Elle passe à d’autres expériences. Elle est gourmande de nouvelles connaissances. Son cerveau est bourré d’idées. Il n’y a plus de place pour des détails… Bref, elle oublie le sac.

On commence à noter une … odeur … dans le local. On pense naturellement à la cuisine de la cafétéria, mais c’est un peu loin, même pour leurs concoctions. C’est peut-être une infiltration de l’étage supérieur, celui de la Criminologie… Parfois, on entend des histoires…

L’odeur se transforme en puanteur. Je suis appelé. Je constate qu’il y a un problème… grave. J’ouvre la porte, je vois un bocal plein d’un liquide qui aurait pu être blanc au début, mais qui maintenant est parsemé de veines bleuâtres. J’ai trouvé le coupable. Je jette le bocal. Je me félicite pour mon leadership décisif et courageux… Pourtant, l’odeur fétide persiste. Je me hasarde de nouveau dans le frigo et je trouve un sac dans un tiroir. Je l’ouvre; mes jambes s’effondrent. Je cours avec le sac vers un autre frigo, celui dans le labo de Iulia Badescu,** primatologue. La température y est à moins 18 degrés, car Iulia y conserve des échantillons de caca de chimpanzé (c’est une longue histoire, pour une autre fois).

L’étudiante a quand même reçu un ‘A’ pour son travail pas trop « pratique ».
La propriétaire* de la soupe que j’ai jetée ne m’a pas encore pardonné.

Les chimpanzés, quant à eux, ne se sont pas plaints qu’ils partagent – symboliquement – un espace avec la cousine de Lamb Chop et de Dolly** (5 juillet 1996 – 14 février 2003).

(*les identités ont été – peut-être – modifiées pour protéger les coupables; **elle, est vraie)

Photo : Guy Lanoue

Je rêve de l’ordre …

Photo : Guy Lanoue

Nous avons le plus grand nombre de laboratoires de la Faculté des arts et des sciences. La majorité est destinée à la recherche, ce qui explique le désordre qu’on voit ici.

Photo : Guy Lanoue

Ce ne sont pas des étudiants qui ont trop tardé à déposer leurs thèses. Il s’agit de squelettes beauchênes (notez le crâne explosé dans le spécimen à droite) dans un moment de repos.

Photo : Amal Idris-Haroun

Ce n’est pas tout vieux et délabré….  Il y a trois ans, nous avons réussi à installer de nouvelles vitrines et des étagères à tiroir. Pour chaque leçon, la coordinatrice Claire St-Germain prépare les échantillons que les étudiants doivent analyser. Ici, les vieilles tables s’harmonisent parfaitement avec l'âge des échantillons. Nos chaises sont aussi un véritable musée d’objets abandonnés que nous avons recyclés…

Prochain objectif : installer des humidificateurs dans les labos de bioarchéologie et de bioanthropologie pour empêcher que les os éclatent dans cet environnement trop sec qui n’a jamais été conçu pour cet usage.

Photo : Guy Lanoue

Ce labo de bioarchéologie héberge de l’équipement de pointe, mais ceci est assez rare aujourd’hui, car les analyses sont devenues tellement détaillées que seulement des labos dédiés possèdent l’équipement hautement spécialisé (et dispendieux) requis. Nous avons dû défoncer un mur pour y installer notre appareil à rayons-X, trop grand pour la porte.

Photo : Guy Lanoue

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Rose-Ann, Yassmine et Alexandre, les commensales du C-3065

Si vous passez devant le laboratoire de bioarchéologie, vous pourrez remarquer des étudiantes et étudiants s’affairant à leurs recherches. Plusieurs, derrière leurs ordinateurs, produisent et analysent des données pour leurs mémoires, thèses et publications futures. D’autres disposent sur la table centrale des restes ostéologiques pour les étudier attentivement. Dans cet espace partagé bourdonnant d’activités, où se côtoient le personnel de recherche et étudiantes et étudiants, sommeillent des collections ostéologiques, témoins inestimables de notre passé. En effet, en plus de toutes ces personnes, la pièce exigüe peine à contenir les six collections ostéologiques québécoises datant du 17e au 19e siècle.

Photo : Amal Idris-Haroun
Photo : Amal Idris-Haroun

Sous la supervision d’Isabelle Ribot, 3 doctorantes et 4 étudiantes à la maitrise élaborent divers projets de recherche. Malgré la difficulté de concilier, dans cet espace restreint, les projets et les besoins de ces étudiantes de cycles supérieurs avec les travaux pratiques donnés au baccalauréat, on parvient à réaliser des projets de haut calibre académique. Leurs ambitions sont véritablement sans limites malgré les moyens restreints. 

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Le laboratoire Eau-et-Bois d’archéologie maritime

Photo : Brad Loewen
Photo : Brad Loewen

Situé au pavillon Roger-Gaudry, loge des milliers d’échantillons qui aident à identifier la date et la provenance de bois archéologique, dont celui d’épaves qui ont échoué sur nos rives au temps de la colonisation française.

Guyane Beaulieu alimentant le buveur d’azote liquide dans le Laboratoire XRF, quelque part dans les entrailles du pavillon Roger Gaudry.

Photo : Brad Loewen
Photo : Brad Loewen

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